Le prêt pour l'export revu à la hausse

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Le prêt pour l'export revu à la hausse

Doté d'un montant plus élevé et ouvert à un plus grand nombre d'entreprises, le prêt pour l'export a pour objet d'encourager les PME à développer leur activité à l'étranger.

Lancé en 2009 par Oséo et Ubifrance, le prêt pour l'export (PPE) a été aménagé pour inciter les PME à exporter.
D'une part, le montant du prêt est désormais compris entre 20 000 et 150 000 €, au lieu de 80 000 € maximum auparavant.
D'autre part, ce prêt, qui était réservé jusqu'à présent aux entreprises de plus de 3 ans, est dorénavant étendu aux PME de moins de 3 ans. Ces dernières peuvent prétendre à un prêt de 80 000 € maximum dans le cadre d'une procédure nationale et de 150 000 € avec le concours des régions.

Caractéristiques du PPE  Pour bénéficier du prêt pour l'export :
vous devez être une société, bénéficiaire et en croissance, qui répond à la définition européenne de la PME, à savoir, employer moins de 250 salariés et déclarer soit un chiffre d'affaires annuel de moins de 50 millions d'euros, soit un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros. En outre, votre entreprise doit être indépendante, c'est-à-dire ne pas être détenue à plus de 25 % par une autre entreprise qui n'est pas une PME ; vous n'êtes pas obligé d'avoir déjà développé une activité à l'export. Mais ce prêt vous est également ouvert si vous exportez déjà ; aucune garantie réelle ne vous sera réclamée (ni sur les biens du dirigeant, ni sur ceux de l'entreprise ou d'une société holding). En pratique, un certain montant vous est prêté dans la limite des fonds propres et des quasi-fonds propres de la société (capitaux propres, comptes courants d'associés...), pour une durée de 6 ans, à taux fixe et assorti d'un allégement du remboursement la première année.

Enfin, ce prêt doit servir à financer des investissements de création ou de développement de l'activité à l'exportation ou d'implantation à l'étranger. Peuvent ainsi être financés, principalement, des investissements immatériels tels que les frais d'adaptation des produits et des services aux marchés extérieurs, les coûts de mise aux normes, les dépenses de design et de prospection, la participation aux foires et salons, le recrutement et la formation de l'équipe commerciale export, les dépenses liées aux volontaires internationaux en entreprise (VIE), les dépenses de communication, les frais d'échantillonnage…

Pour en savoir plus :www.oseo.fr.

Article du 24/03/2011 - © Copyright SID Presse - 2011