Contrats de capitalisation pour les personnes morales : accès limité !

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Contrats de capitalisation pour les personnes morales : accès limité !

La Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) précise les conditions dans lesquelles les personnes morales peuvent souscrire à des contrats de capitalisation.

La baisse structurelle des taux d’intérêts a réduit l’attractivité des comptes à terme qui offraient, jusqu’alors, l’opportunité aux entreprises de positionner leur excédent de trésorerie sur des supports présentant un taux de rendement significatif. Certaines de ces entreprises ont ainsi été tentées de placer leur trésorerie à long terme sur des contrats de capitalisation susceptibles d’offrir des rendements comparables aux contrats d’assurance-vie.

Rappel :  le contrat de capitalisation est un support de placement à long terme accessible aux personnes morales (sociétés, entreprises, associations…) dont la fiscalité applicable aux intérêts versés diffère selon que la société est imposée à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le revenu (IR).

Mais depuis 2002, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) encadre la souscription des contrats de capitalisation par les personnes morales. Ces dispositions sont motivées par les volumes très importants des montants engagés par ces sociétés dans des opérations liées à la gestion de leur trésorerie. Les rachats prématurés de telles sommes étant susceptibles de déstabiliser les fonds en euros, supports d’investissement qui s’adressent prioritairement à une épargne de long terme.

La FFSA a ainsi approuvé, le 21 décembre 2010, une nouvelle version de cet engagement professionnel que chacun de ses membres se doit de respecter sous peine de sanctions.

Concrètement, « ses membres se sont engagés à ne pas accepter la souscription d'un contrat d’assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation, qu'il soit libellé en euros ou en unités de compte par les entreprises industrielles, commerciales, artisanales et les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés ». Par exception, les organismes de droit privé sans but lucratif (associations, fondations) et les sociétés dont les associés sont des personnes physiques ou des sociétés non soumises à l’IS et qui ont pour activité principale la gestion de leur propre patrimoine mobilier et immobilier ne sont pas visés par cette disposition.

Précision :  les engagements ne visent pas les contrats souscrits par une personne morale soit au titre des contrats d’assurance « homme clé », soit au titre des contrats collectifs de retraite, de prévoyance ou d’indemnités de fin de carrière.

Article du 28/02/2011 - © Copyright SID Presse - 2011